| La Gelbressée passée au
peigne fin Dernier volet d'une
étude minutieuse du bassin hydrographique du ruisseau
namurois. L'heure des propositions a sonné.
Etablir un
inventaire du patrimoine naturel et des richesses
écologiques des bassins hydrographiques. Proposer des
programmes de gestion. Promouvoir des moyens de
conservation de la nature et de protection de la qualité
des eaux... Cette longue énumération résume les
objectifs poursuivis par l'ASBL namuroise "Comité
scientifique de la conservation de la nature et de la
protection des eaux".
Parmi les projets en cours, celui du bassin de la Gelbressée.
Son territoire recouvre cinq villages et concerne les
communes de Namur et de Fernelmont. Aujourd'hui, l'étude
menée depuis cinq ans par l'ASBL touche à sa fin.
L'heure est donc aux propositions de gestion. Lesquelles
se traduisent par une liste d'actions concrètes pour la
gestion intégrée des paysages naturels et bâtis, du
patrimoine naturel, du ruisseau et de ses affluents. Ces
pistes de travail tracées, reste aux acteurs politiques
communaux, provinciaux et régionaux à assurer le suivi
opérationnel.
Dans ce cadre, et pour mieux véhiculer ses propositions,
le comité les présente en quatre fascicules. Dans
chacun d'eux, les auteurs se sont attelés à vulgariser
cette matière pour être bien compris de tous. Car les
populations (voir ci-contre) sont concernées au même
titre que les gestionnaires locaux.
Les deux premiers documents ont déjà été présentés
en 1993 et 1994. L'un aborde le cadre physique de la Gelbressée.
L'autre s'intéresse à la rivière et à ses affluents.
Les deux derniers ouvrages viennent à présent parfaire
le travail. Le premier, la partie documentaire de
l'étude, vient d'être présenté officiellement. Il
favorise une approche des caractéristiques biologiques
du territoire. Ici, la richesse et la diversité du
patrimoine naturel du bassin hydrographique sont
exposées en deux parties: la flore et la végétation
d'une part; la faune de l'autre.
Quant au petit dernier, il devrait s'avérer très utile
aux gestionnaires puisqu'il concerne les fameuses
propositions de gestion. Il ne s'agit pas d'une liste
stérile d'interdictions et d'obligations mais plutôt
d'un instrument de réflexion et de connaissance. En
outre, ce fascicule constitue aussi un rappel des outils
de gestion à disposition des autorités.
Le comité scientifique fournit ses recommandations. Mais
il n'est pas l'opérateur. Cette casquette reste
l'apanage des décideurs politiques. Mais, le boulot du
comité n'est pas terminé. Dans les années à venir, il
s'inquiétera de l'issue donnée à ses recommandations
et interpellera ces interlocuteurs, le cas échéans. Mais
avec un support aussi précis, ils n'ont aucune excuse,
souligne le comité.
THIERRY REMACLE
Les ouvrages sont disponibles à la
Région wallonne. Numéro vert: 0800/11.901.
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