12 heures de pétanque de Hannut

 

Nous boulistes en champions

La pétanque progresse à pas de géant chez nous. La preuve aux 12 heures de Hannut où nos régionaux ont damé le pion à une dizaine de champions du monde !

Les amateurs de pétanque ont bien eu raison de rallier en nombre le marché couvert hannutois samedi dernier. Pou la seconde organisation de ces douze heures d'hiver, le Carreau hannutois avait en effet réussi à y réunir une bonne partie du gratin mondial de la spécialité. L'an passé, on se targuait de produire les vice-champions de Belgique. Cette année, ce sont pas moins de dix champions, championnes, anciens champions ou anciennes championnes du monde qui, un tour d'horloge durant, ont foulé avec bonne humeur et talent, les dix-huit boulodromes tracés dans l'enceinte du marché couvert.

Le top niveau mondial

Douze équipes de dames et vingt-quatre de messieurs avaient été retenues parmi les bien plus nombreuses demandes d'inscription. Chacune allait être amenée à disputer un total de huit rencontres entre le premier cochonnet lancé à 9 h et la dernière boule expédiée à 21 h. Sur un subtil mélange de sable et de gravier digne, la menace de pluie en moins, des meilleures surfaces d'été, des milliers de boules ont ainsi roulé pendant toute une journée, toujours dans le même et inamovible objectif de flirter avec le cochonnet. Plus de 150 000 F de prix devaient récompenser les plus constantes et les plus constants.

Les triplettes faisaient tourner des quatuors d'équipières et d'équipiers et, à ce petit jeu, les actuels champions du monde de la spécialité se sont retrouvés sur la plus petite marche du podium tant chez les dames que chez les messieurs.

Sur la plus haute marche masculine, c'est le quintuple ancien champion du monde, le Français Philippe Quintais, qui a imposé une équipe bien rodée face à des Liégeois regroupés autour de l'ancien Hannutois David Bartholomé, lequel a fait ses classes au Carreau local.

Chez les dames, ce sont les Hutoises de l'Entente de Ben-Ahin qui ont réalisé l'exploit en précédant les deux triplettes les plus en vue de notre pays : celle des championnes de Belgique et celle des récente chamionnes du monde à Hyères.

J.-P. M.


Pierrot, âme du Carreau hannutois

Il organise le tournoi avec Vincent Vanwetswinkel, l'ancien champion hannutois déjà retraité à 24 ans mais qui garde de nombreux amis dans le milieu des compétiteurs. Retraité depuis quelques mois, Pierrot Humblet est plus que jamais l'âme du Carreau hannutois. Son Carreau hannutois. Au secrétariat, il peut compter sur l'aide efficace et sans failles des époux Nulluy. Avec une telle équipe aux commandes et l'infrastructure convertie d'un marché couvert entouré de gradins, il pourrait même organiser un jour un championnat du monde. Seul l'environnement hôtelier nécessaire à une pareille organisation manquerait encore au cahier des charges. Mais on ne sait jamais. Si l'un ou l'autre complexe horeca s'ouvrait dans la région...

Chaque jeudi, l'ami Pierrot réunit les jeunes dans les installations du Carreau, au fond de la cour du Patronage. Le patronage, il connaît particulièrement, l'ami Pierrot. C'est là qu'avec son ami et complice Gabriel Ringlet, il a fait patro pendant des années. On commençait à jouer aux boules dans ce haut lieu de sa jeunesse et il y est devenu le plus fidèle adhérent du club local.

Ses qualités de pédagogue, cet ancien professeur de langues anciennes du collège Saint-Quirin les a aussi mises au service des jeunes boulistes, héritiers de son adresse et de sa mentalité. Avec le temps qu'il peut aujourd'hui lui consacrer, sa passion pour la pétanque fera désormais connaître Hannut comme une ville-phare dans le monde des boules. Connaissant la discrète opiniâtreté de Pierrot, on peut déjà s'attendre à ce que la cité hesbignonne présente encore un jour pareille affiche. Meilleure, ce serait difficile ! A moins qu'à l'occasion d'un championnat du monde...

Encore champion du monde cette année en tir de précision devant Weibel, membre de la triplette arc en ciel, Philippe Quintais, en venant s'imposer au marché couvert, n'a-t-il pas prouvré que son enceinte était digne de la plus grand organisation mondiale ? Tout comme l'ami Pierrot, bien sûr, qui pourrait désormais y travailler à temps plein !

J.-P. M.


Autour du pastis...

Retour au becail

Jeune vedette du club hannutois, Michaël Tollet s'en était séparé pour rejoindre la périphérie bruxelloise. De retour au bercail cette saison, il a obtenu une honorable 15e place aux 12 heures en compagnie de ses amis locaux Frère, Vanlangenhove et Renwart.

Couples de boulistes

Comme au tennis, des couples se forment autour des boulodrames. Il faut dire que l'ambiance y est particulièrement chaleureuse, même quand le pastis ou la bière ne s'en mêlent pas. Des amitiés se créent et même des couples. A ce petit jeu, les multiples anciens champions du monde d'Outre-Quiévrain semblent particulièrement apprécier les récentes championnes du monde belges. C'est ainsi que l'une d'elles, Fabienne Berdoyes, est la compagne du Chartrois Philippe Quintais et pourrait bientôt résider dans la région parisienne tandis qu'une autre, Nancy Barzin, serait très attachée à David Le Dantec qui collectionne également les titres mondiaux. L'avantage, c'est évidemment que les membres de ces couples laissent volontiers leurs partenaires s'adonner à leur passion sportive. Parce que partagée.

Champions du monde divisés

Est-ce pour cela qu'elle s'est inclinée samedi ? La triplette belge - championne du monde de Garo (Portugal) - s'était séparée de Hémon qui s'alignait avec d'autres équipiers. Pour conquérir une huitième place alors que les autres titres arc en ciel atteignaient tout juste le podium. Mais, tout en restant compétitif, l'essentiel est de jouer entre amis. Partenaires comme adversaires.

Extrait de Vers l'Avenir du vendredi 22 décembre 2000

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